Accueillir chaque voyage, dépouillée de toutes certitudes, pour vivre au plus près chaque instant et essayer de prolonger le lien par l'image et l'écriture.
Pelagia, la méduse, est de retour...
Poussées par le vent, les méduses répondant au petit nom de Pelagia noctiluca sont arrivées sur les côtes toulonnaises.
Gélatineuses, transparentes et surtout très urticantes... Elles peuvent mesurer jusqu'à 10 cm de diamètre
(les mers arctiques abritent, elles, des méduses de 2 m de diamètre avec des tentacules de 40 m de longueur !!!).
Une méduse est formée d'une calotte appelée ombrelle et d'un axe vertical, fixé au centre de la face inférieure. Au bord de l'ombrelle sont attachés des tentacules. La contraction des muscles de l'ombrelle propulse la méduse par bonds.
Leurs piqûres provoquent souvent de sévères réactions cutanées, très douloureuses même si elles sont, généralement, sans conséquence à long terme.
Particulièrement élégantes lorsqu'on les observe (prudemment) dans leur milieu naturel, les méduses sont apparues sur Terre il y a environ 600 millions d'années... bien avant les dinosaures ! Il semblerait que les méduses soient de plus en plus nombreuses et que leur reproduction soit favorisée en raison du déséquilibre écologique lié aux effets combinés du réchauffement de la
planète, de la surpêche (thon essentiellement qui serait un grand amateur de méduses) et de la pollution. Pour résoudre définitivement le problème de l'envahisseur, la solution serait-elle de les consommer ? Séchées, coupées en lamelles et en salade, comme au Japon ou en brochettes comme en Malaisie ?
Les piqûres de méduses se localisent principalement au niveau des membres supérieurs et inférieurs, plus rarement au niveau du tronc ou du visage. Les cellules urticariantes déchargent le venin dans la victime à l’aide d’un aiguillon et cela après un contact physique ou chimique (différence de pression osmotique) même si l’animal est échoué ou mort (des tentacules coupés traînant sur une plage restent venimeux pendant plusieurs semaines).
La piqûre se traduit par une douleur vive, comparable à une brûlure ou une décharge électrique. Après la piqûre, la douleur augmente pendant environ 40 minutes. La douleur est proportionnelle à l’étendue de surface touchée. Un érythèmes (lésion) de couleur rouge apparaît. Celui-ci disparaîtra au bout de 3 à 10 jours. Parfois des cicatrices ou des zones pigmentées peuvent persister pendant plusieurs mois, voire définitivement.
Dans les cas les plus graves, la piqûre peut donner lieu à une allergie, céphalée, syncope, coma, vomissements, choc anaphylactique, insuffisance respiratoire...
Les bons réflexes :
- Rincer la plaie : Avec de l’eau de mer chaude ou au sérum physiologique pendant 30 minutes. En cas de piqûre au visage, il est vivement conseillé d’aller aux urgences. Vous pouvez rincer les yeux au sérum physiologique et puis les fermer.
- Enlever les cellules urticantes : Mettre du sable sur la plaie et laisser sécher. Grattez ensuite doucement pour enlever les éventuelles cellules urticantes. Si les tentacules sont visibles, on peut également enlever les enlever avec un pince à épiler
- Pour apaiser la douleur on peut :
- Appliquer de la glace car le froid coagule le venin et évite sa propagation
- Appliquer un tissu imbibé de vinaigre, d’ alcool, d’eau javellisée ou d’urine ! Cependant, le vinaigre n’est efficace qu’avec certaines espèces de méduses…
- Désinfecter la plaie avec un antiseptique. Appliquer une pommade anti-inflammatoire éventuellement.
- Laisser sécher la plaie à l’air libre. La douleur devrait s’estomper au bout de quelques heures
- Eviter d’aller se baigner pendant quelques heures et rester à l’ombre