Accueillir chaque voyage, dépouillée de toutes certitudes, pour vivre au plus près chaque instant et essayer de prolonger le lien par l'image et l'écriture.
Par chicha
Joël Dicker, jeune écrivain suisse, a publié la vérité sur l'affaire Harry Quebert, son deuxième roman, en septembre 2012 et il a obtenu le Grand Prix du roman de l'Académie française et le prix Goncourt des lycéens.
L'histoire débute en septembre 2008.
Dès la publication de son premier roman, Marcus Goldman connaît un grand succès et il signe avec son éditeur un contrat par lequel il s'engage à lui fournir un deuxième roman en quelques mois. Mais il souffre du syndrome de la page blanche et son écriture n'avance pas.
Alors que le délai est près d'expirer, il abandonne tout pour se rendre dans un village du New Hampshire auprès de Harry Quebert, son ancien professeur d'université devenu son ami, qui lui a tout appris. Harry est accusé d'avoir assassiné en 1975 une jeune fille de 15 ans, Nola Kellergan dont le cadavre vient d'être découvert dans son jardin.
Il avoue à Marcus que le livre qui lui a apporté le succès, les origines du mal, est inspiré de la liaison passionnelle et interdite (la jeune fille était mineure) qu'il a vécue avec Nola alors qu'il avait 35 ans.
Convaincu de l'innocence de son ami, Marcus décide de mener sa propre enquête.
C'est un roman difficile à lâcher dès qu'on l'a commencé et on en tourne les 700 pages avec fièvre. Les révélations sont étonnantes, les rebondissements permanents et on passe, avec soulagement, d'un possible coupable à un autre car la plupart des personnages sont attachants et complexes.
Au-delà du thriller, Joël Dicker nous entraîne dans le monde cynique de l'édition, des mensonges, des faux-semblants et il nous fait partager l'acharnement des médias, le contexte politique de l'Amérique, les relations d'amitié...
Ce n'est pas un roman inoubliable mais il est plein de dynamisme, intelligent, drôle et passionnant.
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