Accueillir chaque voyage, dépouillée de toutes certitudes, pour vivre au plus près chaque instant et essayer de prolonger le lien par l'image et l'écriture.
Par chicha
J'avais bien aimé ce livre lorsqu'il était sorti et, Sarah l'ayant emporté à Djerba, j'en ai profité pour le relire.
"Je m'appelle Renée. J'ai cinquante-quatre ans. Depuis vingt-sept ans, je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un bel hôtel avec cour et jardin intérieurs... Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth".
Dès le début du livre, le ton est donné. Renée s'applique à donner d'elle une image peu engageante pour mieux cultiver sa richesse intérieure. C'est en cela qu'elle évoque le hérisson.
Certains ont reproché à Muriel Barbery un style ampoulé et péremptoire, des références pédantes... pour construire une histoire abracadabrante.
Ce n'est pas du tout mon avis. J'ai retrouvé avec plaisir Renée et son amie Manuela, Paloma la préadolescente surdouée et suicidaire qui porte un oeil critique sur le monde qui l'entoure, Ozu le riche Japonais cultivé et généreux qui devine très vite la véritable personnalité de Renée...
C'est vrai que j'ai trouvé dans ce livre des références philosophiques ou artistiques qui m'étaient étrangères mais doit-on se contenter de lectures qui ne traitent que de ce que nous savons déjà ?
L'histoire est invraisemblable ? Et alors... Les romans, comme les films, n'ont-ils pas aussi pour projet de nous aider parfois à nous évader du réel ?
Moi, j'ai dégusté ce livre comme une friandise.
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