Accueillir chaque voyage, dépouillée de toutes certitudes, pour vivre au plus près chaque instant et essayer de prolonger le lien par l'image et l'écriture.
des corneilles, il y en a partout.
Les Anglais les auraient introduites en Inde pour qu'elles assainissent les tas d'ordures, dans la rue.
Et, avec les vaches, elles s'y activent !
Indifférent aux vaches, aux chiens et aux criaillements des corneilles le monde de la rue évolue dans l'animation et les couleurs
(N.B. je dois admettre, cependant, que cette année certains quartiers de Pondichéry étaient saturés de détritus).
En Inde, il est inutile de voyager avec un paquet de lessive, un fer à repasser ou une boîte à couture.
Vous pouvez confier toutes ces tâches qui seront formidablement exécutées, dans la rue, pour quelques roupies.
Au fait, savez-vous ce que signifie l'expression "roupie de sansonnet" ? Rien à voir ni avec la monnaie indienne, ni avec le petit oiseau.
"de la roupie de sansonnet est une expression populaire française qui signifie "une valeur négligeable", souvent utilisée sous la forme négative "ce n'est pas de la roupie de sansonnet" et qui veut donc dire "qui a de la valeur".
Elle prend son origine dans le parler populaire du Moyen Age où la "roupie" est la goutte au nez. Il est difficile d'imaginer que cet oiseau étourneau-sansonnet puisse avoir une goutte au nez. Il peut y avoir un détournement de sens à partir de "la roupie de son nez" et que, dès le moment où la compréhension de "roupie" s'est perdue au XIXè siècle, le parler populaire a reconstruit "sansonnet" à partir de "son nez". (explication Wikipédia).
Partout dans les rues, des marchands qui proposent toutes sortes de produits : fleurs (surtout à proximité des temples), babioles de toutes sortes, fruits, jus de fruits confectionnés sur place (un délice), petits en-cas, céréales grillées...
En fin d'après-midi, n'hésitez pas à déguster une assiette de shiv-puri sur la promenade Goubert de Pondichéry (mélange de pois chiches, petit haricots blancs, cacahuètes, tomates, carottes....) C'est un véritable régal.
Le paan
Au marché ou sur le trottoir, les marchands vendent des feuilles de bétel qui vont servir à la fabrication des paans que vous pouvez acheter à tous les coins de rue et qui sont supposés faciliter la digestion.
Le vendeur badigeonne la feuille de pan de chaux blanche (et parfois de chaux éteinte rouge) avant d'y disposer les épices : noix d'arec, cardamome, clous de girofle, poudre de coco... éventuellement tabac (le sweet pan ou mitha pan est sans tabac) et d'autres ingrédients de saveurs variées au choix du client. Le pan est ensuite plié, ou roulé.
On mâche, on chique et on crache.
Personnellement, je ne suis pas amatrice. Mais quelle belle présentation !
et partout, les vendeurs de chaï