Accueillir chaque voyage, dépouillée de toutes certitudes, pour vivre au plus près chaque instant et essayer de prolonger le lien par l'image et l'écriture.
Par chicha
11h15 : je reviens des courses et je mets la clé dans la serrure de la porte d'entrée de mon immeuble.
Quelqu'un me donne une petite tape que je crois amicale. Non. Non. On vient de m'arracher le portefeuille que j'avais sous le bras.
Personne dans la rue ! Je course l'impudent. Il prend la première rue à droite. Je le suis. La première à gauche. Je le suis. Merde. Je ne le vois plus. C'est pas possible. J'avance quand même. Il est planqué derrière un muret et nous nous trouvons nez à nez.
- rends-moi mon porte-feuille
Il a l'air surpris
- tiens le voilà, dit-il en me le balançant
Evidemment, il a eu le temps de prendre l'argent que j'avais retiré 15 minutes plus tôt à la banque et les cartes bancaires.
Je me surprends à crier, au milieu de la rue, "au voleur, au voleur". Il n'y a qu'un vieux monsieur qui promène son chien en bas de la rue
- qu'est-ce qu'il t'a volé ?
- mon porte-feuille... Au voleur, au voleur...
Un couple qui sortait sa voiture du garage me conduit jusqu'au commissariat.
Je porte plainte. Un autre commissariat appelle pendant que j'y suis : le vieux monsieur a aussitôt appelé la police pour donner le signalement du voleur.
Et maintenant il faut faire toutes les démarches pour faire opposition auprès des banques, retourner au commissariat cet après-midi, etc...
Les leçons de l'histoire :
- ça m'emmerde que le mec soit un black mais ce n'est pas une raison pour ne pas porter plainte, même si j'aurais préféré qu'il soit blanc
- je sais encore piquer un sprint
- en Inde, pays paraît-il insécure, je n'ai jamais été volée d'une roupie !
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