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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 19:17
Julieta - Pedro Almodovar

Julieta... Le dernier film de Pedro Almodovar avec Emma Suarez, Adriana Ugarte, Daniel Grao, Rossy de Palma...

Julieta prépare ses affaires pour quitter définitivement Madrid et s'installer au Portugal avec son compagnon. Mais tout bascule lorsqu'elle  rencontre inopinément, dans la rue, Bea l'amie d'enfance de sa fille Antia qu'elle n'a pas revue depuis 13 ans. Revoir sa fille Antia devient alors obsessionnel pour Julieta. Elle rompt avec son compagnon, se réinstalle seule à Madrid, replonge dans le passé et décide d'écrire à sa fille tout ce qu'elle a gardé secret depuis de si longues années.  

Au hasard d'un voyage en train - pendant lequel elle a refusé son écoute à un inconnu qui va se suicider et ainsi la culpabiliser - elle rencontre Xoan, pêcheur gallicien avec qui elle va vivre sa première nuit d'amour dans un  décor onirique. De leur amour naîtra Antia. Mais la culpabilité reviendra dans la vie de Julieta à la mort de Xoan.

J'aime beaucoup les films de Pedro Almodovar car les questions qu'il soulève trouvent toujours en moi un écho.

Navigant entre présent et passé, dans ce film d'une grande gravité Pedro Almodovar nous parle du passage du temps, de la fragilité des liens, des être aimés qui s'éclipsent de notre vie sans qu'on en comprenne la raison, comme si l'existence n'était qu'une succession de pertesde la souffrance, de l'incertitude et de la culpabilité .

Ce film pose la question de notre juste place dans le monde et parmi nos proches. Comment la trouver ? Comment la garder ?

 

 

 

 

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 20:43
café society - Woody Allen

Au milieu des années 30, coincé à New York entre des parents conflictuels, un frère gansgster et la bijouterie familiale Bobby Dorfman étouffe et débarque à Hoolywood où vit son oncle Phil, célèbre agent de stars qui l'engage comme coursier. Il tombe rapidement amoureux de la superbe assistante de son oncle, Vonnie, qui hélas n'est pas libre.

Bobby et Vony s'aiment, se quittent et se retrouvent quelques années plus tard. Mais ils ont subi l'inexorable passage des années : elle est devenue snob, il est devenu riche et ils ne sont plus que les fantomes des amants qu'ils ont été.

Les années 30 et le jazz new Orleans... Woody Allen qui vient de fêter ses 80 ans retrouve avec Café Society son univers préféré. Les acteurs (Kristen Stewart, sexy en diable, est vraiment une grande actrice) évoluent dans l'atmosphère nostalgique d'un passé révolu. Subtilité et harmonie empreignent ce film brillant et un peu désabusé qui est vraiment une réussite.

A voir ++

 

 

 

 

 

 

 

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 23:17
les enfants du marais

Ce soir, sur France 2, un joli petit film de 1999 réalisé par Jean Becker.

Démobilisé après la seconde guerre mondiale, Garris (Jacques Gamblin) s'installe dans  le marais et devient l'ami de Riton (Jacques Villeret) qui y vit depuis toujours avec sa deuxième femme et ses trois enfants.

Bien que la guerre l'ait meurtri, Garris est un homme dynamique et bricoleur alors que Riton est paresseux, maladroit et légèrement alcoolique. Pourtant l'amitié va naître entre ces deux hommes et ils  s'unissent pour faire des petits boulots qui leur permettent de survivre tout en protégeant leur liberté.

Pépé la Rainette (Michel Serrault) ancien habitant du marais devenu patron des fonderies, Amédée (André Dussollier) l'amateur de jazz, Jo Sardi le boxeur (Eric Cantona), Madame Mercier (Gisèle Casadesus), Cri-Cri (Suzanne Flon), Marie (Isabelle Carré)... sont les compagnons d'une histoire bucolique et nostalgique. un film plein de bons sentiments, certes, mais après tout un film sans méchants, c'est bien reposant !  Et les acteurs sont tous excellents. 

 

 

 

 

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 12:44

 

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J'avais écrit une critique enthousiaste sur Timbuktu...

 

Timbuktu - Abderrhamane Sissako

 

Je viens de lire un article dont je vous donne ci-dessous le lien qui pose quelques bémols. N'hésitez pas à clique sur le lien, l'article est vraiment très intéressant...

 

link

 

 


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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 23:20

 

 

 

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grandiose, émouvant, superbe.

En avril 2012, la ville de Tombouctou tombe aux mains des djihadistes qui soumettent la population à la loi islamique, jusqu'à l'intervention des militaires maliens et français en janvier 2013. Un évènement tragique a donné au réalisateur mauritanien, Abderrahmane Sissako le désir de faire ce film qui au départ devait être un documentaire :

 

 "le 22 juillet 2012 à Aguelhok, une petite ville du nord du Mali, alors que plus de la moitié du pays était occupée par des hommes pour la plupart venus d’ailleurs, s’est produit dans l’indifférence quasi totale des médias et du monde un crime innommable. Un couple d’une trentaine d’années qui avait eu le bonheur de faire deux enfants a été lapidé jusqu’à la mort. Leur crime: ils n’étaient pas mariés devant Dieu. La scène de leur mise à mort diffusée sur Internet par les commanditaires est horrible : seules leurs têtes dépassent du sol où ils sont enterrés vivants. La femme, au premier coup de pierre reçu, émit un cri rauque puis un silence. Elle était morte. L’homme ne dit rien. Cinq minutes après, ils furent déterrés pour être enterrés plus loin".


Dans un décor biblique baigné d'une lumière ocre - qui imprègne tout le film - une gazelle s'enfuit, poursuivie par des djihadistes en jeep, et des masques traditionnels africains se brisent sous les balles...

A Tombouctou tombé sous le joug des extrêmistes religieux, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui impose des règles d'une absurdité incommensurable : musique, rires, cigarettes et football sont interdits, les femmes doivent se voiler et porter des gants, les hommes ne peuvent plus se promener dans leur tenue habituelle, etc... et chaque jour des tribunaux improvisés rendent leurs sentences.

Non loin de là, un Touareg, Kidane, incarne le bonheur et l'harmonie dans les dunes avec sa femme Satima, sa fille Toya et Issan, son petit berger de 12 ans. Autour d'eux, les tentes ont disparu car la terreur a fait le vide.

Cette image de bonheur est une image de résistance, tout comme ce petit groupe qui dans la nuit brave l'interdit en grattant une guitare ou en fredonnant une chanson, ou encore ces jeunes garçons qui jouent un match de football sans ballon...

"Les extrêmistes religieux ont rendu la population de Tombouctou héroïque" dit Sissako. Parce qu'elle refuse de se soumettre à leur pouvoir en couvrant ses mains des gants imposés, cette femme qui vend des poissons représente la liberté. Les asservis sont montrés dans leur dignité et les oppresseurs dans leur banalité et leur ridicule. Ainsi en est-il d'Abdelkrim qui convoite une femme mariée et se cache pour fumer bafouant ainsi les règles qu'il impose aux autres.

On a choisi de diaboliser la religion plutôt que de parler des musulmans qui sont pris en otage, confondant ainsi islam et djihadisme. Abderrahamane Sissako, lui, inflige une gifle magistrale aux djihadistes en en faisant des pantins, des barbares qui n'ont que le pouvoir de nous jeter dans un monde chaotique.

 

Timbuktu est un film grave mais il n'est pas triste, sombre ou désespéré. Les images sont magnifiques et Abderrahmane Sissako nous offre des moments de tendresse, d'humour, de légèreté parfois et d'émotion bien souvent.

Ce film est une interrogation sur l'humanité et la violence mais ausi un chant d'espoir car le réalisateur semble nous dire que la tyrannie du djihadisme ne triomphera pas si nous savons préserver l'intelligence, l'amour, la dignité, le raffinement et la beauté.

Le film n'a pas pu être tourné à Tombouctou pour des raisons de sécurité. Abderrahmane Sissako a donc planté sa caméra en Mauritanie, dans la magnifique ville de  Oualata, la ville dont il est originaire.

 

Allez voir ce film... c'est un bijou

 

 

 

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 22:15

 

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Une émission très intéressante présentée par Guy Lagache, sur D8 ce soir : "Histoire interdite, la face cachée du débarquement" en hommage au débarquement du 6 juin 1944, il y a 70 ans.

Le 6 juin 1944 avait lieu la plus grande opération militaire de tous les temps ave le débarquement de 156 000 soldats, sur 7 000 navires, sur les plages normandes.

L'Américain John Roman avait à l'époque 19 ans et il se souvient d'avoir vécu ce débarquement la peur au ventre. 200 de ses compagnons n'ont pas atteint la plage et je n'ai pu m'empêcher de penser en le regardant "il a vécu l'enfer et aujourd'hui il n'a même pas les moyens de se payer un dentier !"

Quand les alliés ont débarqué, c'était la fête : bals populaires, amourettes (6 000 Françaises ont épousé des GI's), beuveries et aussi viols (dont plusieurs auteurs ont été condamnés à mort et exécutés).

Mais ce documentaire présente aussi des actes héroïques accomplis par des inconnus de la Résistance qui n'hésitaient pas à aller jusqu'au sacrifice de leur vie.

Un hommage vibrant à tous ces acteurs de l'ombre...

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 16:02

 

dans la cour

 

Des arbres en fleurs dans un parc, de grosses bulles irisées qui s'envolent lourdement et une chanson des Magnetic Fields dont les paroles ("tu es un splendide papillon, ce sont tes ailes qui te rendent magnifique...") marquent le début d'un voyage qui va nous entraîner au pays de la mélancolie.

Antoine (Gustave Kerven) musicien déprimé se réfugie dans un emploi de gardien d'immeuble sur les conseils de Pole emploi. Il va côtoyer Mathilde (Catherine Deneuve toujours sublime) jeune retraitée paniquée par les fissures sur le mur de son salon, Serge (Feodor Atkine) mari désemparé par la folie de Mathilde, Stéphane cocaïnomane collectionneur de vélos, Lev membre inquiétant d'une secte, etc.  

La dépression d'Antoine qui s'enfonce dans une profonde lassitude et l'insomnie anxieuse de Mathilde qui glisse dans la folie vont rapprocher ces deux êtres fragiles et tendres non pas dans une relation sexuelle ni même amoureuse - ils n'ont pas assez d'énergie pour cela - mais dans une entr'aide fraternelle et bienveillante. Qui pourrait sauver l'autre ?

Ces inadaptés de la vie sont-ils vraiment plus névrosés que les autres habitants de l'immeuble ? Que chacun de nous ? N'est ce pas leur extrême sensibilité qui en fait des border lines ?

Catherine Deneuve et Gustave Kerven sont absolument parfaits dans ces rôles de personnages déjantés et Pierre Salvadori a réalisé là un très beau film. Emouvant, tendre, parfois drôle et loufoque malgré les désespérances. Un petit bijou.

 

dans la cour

 

Catherine Deneuve reste pour moi l'inégalable du cinéma français

P1090253 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 18:27

grand budapest

 

 

Une grosse bulle de fantaisie truculente, un film romanesque mené à vive allure avec des effets spéciaux spectaculaires qui évoquent un cartoon, une mise en scène euphorisante de Wes Anderson, une musique joyeuse d'Alexandre Desplat, une pléthore d'acteurs de qualité : l'élégant Ralph Fiennes, Tony Revolori, Edward Norton, Jude Law, Tilda Swinton, Bill Murray... Mathieu Amalric, Léa Seydoux...

Zero Moustafa, propriétaire d'un célèbre hôtel maintenant décati de la République de Zubrowka, en Europe centrale, entreprend de raconter l'histoire de sa vie à un écrivain connu. Après avoir débuté, en 1938, comme lobby boy au Grand Budapest Hôtel, il est devenu l'homme le plus riche du pays grâce à Monsieur Gustave, le séduisant, distingué et badin concierge de l'hôtel qui n'hésite pas à prodiguer, avec beaucoup d'élégance, ses faveurs à  ses clientes les plus âgées ("je couche avec tous mes amis" dit-il en souriant).

L'une d'elles, Madame D., lui lègue un tableau d'une grande valeur que les héritiers ne sont pas prêts à lui laisser et il s'ensuit une cascade d'aventures burlesques.

Mais le récit est plus grave qu'il n'y paraît car l'univers raffiné incarné par monsieur Gustave, tout dévoué à un art de vivre à l'ancienne, est cerné par la menace du fascisme et on assiste à la fin de la Belle Epoque.

Face à l'imminence du nazisme, l'extrême politesse de M. Gustave, sa galanterie, le nuage de parfum ("l'air de panache") qui l'auréole ne sont que des remparts dérisoires contre la brutalité en marche.

Merci à Wes Anderson de nous faire rire et de nous donner l'impression que le monde est léger... malgré tout.

Et en sortant de la salle de cinéma, la ville était joyeuse...

Le soleil était au rendez-vous et les terrasses des cafés, sur la place de l'opéra étaient accueillantes

 

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et un peu plus loin, sur le boulevard de Strasbourg, un homme demandait en souriant quelques pièces pour sa mini-porsche

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 22:49

 

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Une soirée délicieuse passée devant ma télé à revoir E.T.

Attendrie, émue, j'ai ri et souri en regardant ce conte merveilleux et suave de la rencontre privilégiée d'un enfant et d'un petit extra-terrestre.

Une belle histoire tonique d'amour total pleine de poésie, de tendresse et d'humour qui m'a replongée dans  les délices de l'enfance.

 

 

E.T.-L-Extraterrestre portrait w193h257

 


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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:22

 

 

duel au soleil 01

 

 

 

Scott Chavez est pendu pour avoir assassiné sa femme volage et son amant après avoir confié sa fille métisse, Pearl (Jennifer Jones) à une de ses anciennes amies (Lilian Gish) mère de deux garçons Jesse (Joseph Cotten) le bon garçon et Lewt le voyou sans scrupule (Gregory Peck) qui sont immédiatement séduits par la jeune fille.

Pearl succombe aux avances de Lewt et en devient physiquement dépendante mais s'il la veut pour maîtresse il refuse catégoriquement de l'épouser.

 

Alors qu'elle pourrait accéder à une vie plus "rangée" puisque Jesse et sa femme lui proposent de l'accueillir chez eux, elle choisit de rejoindre dans la montagne Lewt devenu un hors la loi, armée d'un fusil.

Ils se livrent un duel et meurent dans les bras l'un de l'autre.

Duel au soleil se rattache au western par sa description de la lutte entre le richissime éleveur de bétail et les responsables de la société de chemin de fer mais l'essentiel du film gravite autour des rapports entre Pearl et les hommes et surtout entre Pearl et Lewt avec qui elle forme un couple passionné et tragique.

Les décors, les cadrages, les mouvements de caméra, le technicolor saturé... sont remarquables mais ce film est un mélo lyrique, complètement kitsch, parfois ridicule et le personnage de Pearl, totalement outrancier avec ses roulements d'yeux, ses grimaces et son maquillage exagéré, n'est pas toujours très crédible.

Le film fut réalisé en 1946 par King Vidor et produit par David Szelnick qui voulait offrir à sa femme, Jennifer Jones, un rôle inoubliable et les scènes torrides étaient sans aucun doute très audacieuses pour la censure hollywoodienne de l'époque.

 

 

 

Duel-Au-Soleil portrait w193h257

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