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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:07
en attendant bojangles - Olivier Bourdeault

« En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeault… 

Le titre du roman, l’illustration de la première de couverture  et la référence à la chanson de Nina Simone m’avaient séduite d’emblée et je pressentais que ce livre m’apporterait du plaisir mais je voulais avoir suffisamment de temps devant moi pour m’y plonger.

Le vol Paris-Dubai était le bon moment pour m’évader avec Mister Bojangles Confortablement installée dans l’avion, j’ai d’abord écouté la chanson de Nina Simone pour me préparer à la lecture… puis j’ai ouvert mon livre et il m’a offert  quelques heures de grands délices, de sourires, de rires, de tendresse, de mélancolie… en me plongeant dans un monde suranné voisin de celui des romans de Scott Fitzgerald ou de celui de l’écume des jours de Boris Vian.

Dès les premières lignes, le ton était donné :

« Mon père m’avait dit qu’avant ma naissance, son métier c’était de chasser les mouches avec un harpon. Il m’avait montré le harpon et une mouche écrasée.

- J’ai arrêté car c’était très difficile et très mal payé, m’avait-il affirmé en rangeant son ancien matériel dans un coffret laqué. Maintenant j’ouvre des garages, il faut beaucoup travailler mais c’est très bien payé. » 

 

« En attendant Bojangles » est une merveilleuse histoire d’amour absolu, de folie joyeuse quiteinte la vie de rose. Une histoire racontée par un enfant qu’émerveille la magie fusionnelle qui unit ses parents. Une histoire d’amour entre un homme et une femme mais aussi entre un enfant, un petit prince, et ses parents.

La mère est une délicieuse excentrique, extravagante et imprévisible qui vouvoie tout le monde, danse, saute sur les lits, chante, attend de son fils qu’il invente ce qu’il vit à l’école plutôt que de raconter la monotone réalité, qui entraîne le autres dans un permanent tourbillon de fantaisie. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique amateur de mondnités qui déambule dans l’appartement.

Le mari, Georges, est amoureux fou de sa femme dont on ne connaîtra jamais le prénom car il lui en invente un chaque jour et va en permanence au devant de ses désirs pour lui permettre de vivre ses chimères, de se détacher de toute les contingences matérielles. La vie n’est qu’une fête et dès leur première rencontre, fasciné,  il a choisi de la suivre dans son monde

- Roulez plus vite sinon vos mensonges vont nous rattraper ! hurlait-elle, debout, les bras levés dans l’automobile décapotée.

- je ne peux pas, le compteur est au plus haut et l’aiguille au plus bas, si nous continuons comme ça nous allons nous écraser contre votre folie !

 

C’est dans cette folie douce et joyeuse qu’ils se laissent emporter jusqu’au jour où cette folie douce dérape et la conduit à l’hôpital psychiatrique. Le père et le fils feront tout ce qu’ils peuvent pour la garder auprès d’eux, pour que la fête continue.

 

L’histoire racontée par ce jeune garçon pourrait sembler totalement inventée si les carnets que remplit le père ne venaient en contrepoint pour confirmer la réalité de l’histoire

 

Ce livre est incroyablement léger et tendre mais aussi cocasse et tonique, bouleversant et poétique, fantaisiste et mélancolique… Il nous met des étoiles dans les yeux et nous fait aspirer à ne pas être trop raisonnable pendant que la voix chaude de Nina Simone nous enveloppe dans l’histoire de Mister Bojangles.

 

Un livre délicieux que je voudrais recommander à tout le monde.

 

 

 

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Published by chicha - dans roman
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